Billet Novembre 2010

Bonne nouvelle ! La très attendue anthologie Songs of Love and Death: All Original Tales of Star-Crossed Love, publiée par George R.R. Martin et Gardner Dozois, sort ce mois-ci. Comme les visiteurs réguliers le savent, ce livre contient une nouvelle basée sur la romance entre Anafiel Delaunay et le Prince Roland de la Courcel.

Il s’agit, bien sûr, d’une tragédie.

Il fut bien plus complexe que je ne l’anticipais d’incorporer dans une nouvelle de 10 000 mots la quantité de d’arrière-plan que l’histoire nécessitait mais j’ai fait de mon mieux ! J’espère que les fans des séries Kushiel en général, et de Delaunay en particulier, y prendront plaisir.

Il n’y a pas grand chose d’autre à raconter. J’ai fait un tas de recherches et fait travailler mon esprit créatif concernant de possibles futurs projets, mais rien que je ne sois prête à révéler à ce stade. Bientôt je pense. J’ai quelques corvées à effectuer avant d’embarquer pour une nouvelle grande aventure… notamment la correction de Naamah’s blessing, et la création d’une carte pour ce même livre. Je n’ai aucun problème à conserver en tête une carte de la géographie de mon Histoire alternative, mais allez savoir pourquoi, quand il faut la retranscrire sur du papier, j’ai du mal. Cartographe : ça je ne le suis pas !

Et je ne suis pas non plus une artiste visuelle en général. C’est drôle, mais j’ai en fait plus d’expérience dans les arts visuels que dans l’art de l’écriture. Enfant, je prenais des leçons chaque été, céramique et aquarelle surtout. J’ai suivi des cours d’art pendant le secondaire, et même gagné un prix ou deux. J’ai continué à prendre des cours d’art à l’université. Mais j’avais beau essayé dur, je n’arrivais jamais à réaliser parfaitement la vision que j’avais en tête.

Je crois que c’est particulièrement vrai dans le domaine artistique visuel. Une fois que quelqu’un passe de la conceptualisation au processus de création, il y a toujours des difficultés et des divergences. Pour moi, une part importante du don d’un artiste réside dans la façon dont il se sort de ces questionnements, en admettant les demandes ou les limites de son art, permettant ainsi au travail de prendre vie. Dans les arts visuels, je ne peux tout simplement pas me faire à cette vérité et j’ai finalement du me l’avouer à moi-même.

In writing, it's different. Oh, I'm still pretty controlling. My plots don't take unexpected turns. Minor characters are not allowed to hijack the storyline and demand more face time. But when I'm confronted with obstacles, when there's some necessary deviation to the unwritten script in my head, I can adapt. I can allow the medium to be plastic, to bend and flow.


Dans l’écriture, c’est différent. Oh, je suis encore plutôt dans le contrôle. Mes intrigues ne prennent pas de tournures inattendues. Les personnages secondaires ne sont pas autorisés à prendre l’histoire en otage et à demander plus de gros plans. Mais quand je suis confrontée à des obstacles, quand il y a une déviation nécessaire au scénario non écrit dans ma tête, je peux m’adapter. Je peux permettre à mon art d’être malléable, de se plier et de jaillir.

Si seulement c’était aussi facile pour la création des cartes.

Pas beaucoup de nouveautés dans les galeries ce mois-ci. Mais vous pouvez toujours aller jeter un oeil à une création innovante dans la partie Tatouages, ainsi qu'une photo dans la Fan Art Gallerie qui pose la question suivante : Melisande ou Phèdre ?

A vrai dire, je n'en ai aucune idée !

 

Source